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  • Européennes, régionales …. Faut-il s’étonner du faible taux de participation à des élections de figurants ?

  • Dans une enquête publiée mardi, Le Parisien rend public l’absentéisme des élus du Conseil régional d’Ile-de-France. Bonnet d’âne pour Nathalie Kosciusko-Morizet et Frédéric Lefebvre. Mention bien pour Jean-Paul Huchon et Roger Karoutchi.

    Les politiques aussi font l’école buissonnière. Dans une enquête publiée mardi, Le Parisien met en lumière l’absentéisme des élus du Conseil régional d’Ile-de-France, à quelques mois maintenant des prochaines élections régionales. Si gauche et droite ne sont pas dissociables sur ce sujet, certaines personnalités sont pointées du doigt par le quotidien. Première visée, Nathalie Kosciusko-Morizet.

    La secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique bat tous les records : en 2005, elle n’a honoré qu’une seule et unique fois le conseil de sa présence, soit un taux d’absentéisme de 75%. "La période incriminée notamment en 2005 correspond à une période où elle était enceinte de son premier enfant", justifient des proches interrogés par le site de L’Express, qui expliquent que l’ancienne madame écologie du gouvernement a défendu beaucoup de dossiers au niveau régional et que "les actions extérieures sont plus efficaces qu’à l’intérieur de l’hémicycle".

    Taper au portefeuille ?

    Pour une fois, le volubile Frédéric Lefebvre a gardé le silence. Le porte parole de l’UMP est lui aussi mis au banc des accusés, avec un taux d’absentéisme de 60%. Il se place en deuxième position de ce classement peu flatteur, juste derrière NKM. Julien Dray est lui aussi mis en avant par Le Parisien. Empêtré dans ses démêlés judiciaires, la désormais tête de liste du PS dans l’Essonne a trouvé un peu de réconfort sur les bancs du conseil, lui qui est pourtant le socialiste le moins assidu de cette assemblée, avec 34% d’absentéisme. Une accusation implicite d’opportunisme qui est aussi accolée au nom de Valérie Pécresse.

    Absente 35% du temps, la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur n’a plus raté une séance depuis qu’elle a été investie par les militants, en mars dernier, pour mener l’UMP en Ile-de-France. Toujours prompte à critiquer l’efficacité des politiques en place, Marine Le Pen -qui cumule des mandats d’eurodéputé, de conseillère municipal d’Hénin-Beaumont et donc de conseillère régionale d’Ile-de-France- se fait elle aussi remarquer avec plus de 43% d’absence.

    Des chiffres qui ne devraient pas inciter les électeurs à se mobiliser en masse. Roger Karoutchi -l’un des bons élèves de la classe avec trois réunions manquées sur 85- remarque que "le travail en région n’est pas valorisant. Le manque de contact avec la population conduit parfois à la déresponsabilisation." Une explication qui ne vaut pas pour Jean-Paul Huchon. Le président PS de la région a plus que montré l’exemple en étant présent à chacune des réunions de 2004 à 2009. Reste que la publication de cette enquête laisse perplexe quant à l’implication de ces élus, qui touche tout de même 2000 euros d’indemnités par mois pour ce mandat.

    Une idée a donc vu le jour pour remédier au problème. La socialiste Michèle Sabban, vice-présidente du Conseil, propose d’installer une pointeuse électronique à l’entrée de l’hémicycle, afin d’éviter que certains absents fassent signer leur feuille de présence par un collègue. Et à droite comme à gauche, on est d’accord sur un point : la prochaine mandature sera plus encadrée. Réduire les indemnités des élus absents est même envisagé.

    Benjamin Bonneau

  • Source : JDD.fr 29/12/09

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