
Le Grand Londres est composé de 33 arrondissements.
C’est la seule région anglaise dotée d’une assemblée délibérante, dont les membres sont élus au suffrage universel, ce qui renforce sa qualification de ville-région.
Le Grand Londres englobe la petite Cité de Londres ("La City", arrondissement originel de 2,9km²), le Londres postal (c’est-à-dire la zone du Grand Londres où les adresses postales indiquent Londres), et les autres arrondissements dont les adresses postales continuent de mentionner les comtés autrefois en dehors du Grand Londres. La zone postale qui porte le nom "London", qui ne couvre pas tous les arrondissements, est bien plus grande que la Cité de Londres mais bien plus petite que la collectivité du Grand Londres.
Elle a été créée en 1965. Sa superficie est de 1 579 km², et sa population estimée au premier semestre de 2007 est de 7,5 millions d’habitants. Le Grand Londres est divisé en cinq sous-régions.
Un peu d’histoire …
Des épidémies de peste noire ont, à de nombreuses reprises, touché Londres au début du xviie siècle, l’épisode culminant étant la grande peste de Londres de 1665-1666 qui tua environ 20 % de la population. Le grand incendie de 1666 est né dans la cité originale et s’est rapidement répandu à travers les maisons en bois de Londres, détruisant une grande partie de la ville. La reconstruction qui s’en est suivie a duré plus de 10 ans.
De 1825 à 1925, Londres est la ville la plus peuplée au monde. Cette croissance a été accélérée par la construction des premières lignes de chemin de fer, ce qui a considérablement rapproché les villes avoisinantes. Le réseau ferroviaire s’est rapidement étendu et a permis à ces villes de croître tout en permettant à Londres de s’étendre et d’englober les villages aux alentours.
L’apparition des premiers embouteillages en centre-ville a mené à la création, en 1863, du premier système de transport souterrain au monde, le métro de Londres, ce qui a encore accéléré le développement de l’urbanisation. Grâce à cette croissance rapide, Londres est devenue une des premières villes à dépasser le million d’habitants et la première à dépasser les cinq millions.
Le Blitz et les bombardements allemands de la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale ont tué environ 30 000 personnes et détruit de nombreuses habitations et bâtiments dans la ville. La reconstruction dans les années 1950, 60 et 70 a été caractérisée par une absence d’unité architecturale, typique du Londres moderne.
Dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, une large immigration provenant des pays du Commonwealth a fait de Londres une des villes européennes les plus ethniquement cosmopolites. L’intégration des nouveaux immigrants ne s’est pas toujours fait en douceur avec par exemple les émeutes de Brixton dans les années 1980 mais s’est tout de même mieux déroulée que dans d’autres régions britanniques.
Le Grand Londres s’impose comme une évidence
Peu après la Première Guerre mondiale, le LCC demanda l’élargissement de ses frontières, soulignant qu’il existait 122 organismes de logement dans les districts métropolitains. Une commission royale fut réunie et rendit son rapport en 1923, rejetant le projet du LCC.
Le Grand Londres a été créé officiellement par le London Government Act de 1963, qui prit effet le 1er avril 1965, remplaçant les anciens comtés administratifs de Londres et du Middlesex, intégrant la Cité de Londres, qui n’était jusqu’alors pas représentée par le LCC, et absorbant des parties du Kent, du Surrey, de l’Essex, et de l’Hertfordshire. Le terme "Grand Londres" a été en usage bien avant 1965, surtout pour désigner la zone couverte par le district de la Metropolitan Police ou la zone de transports londoniens (qui avait un rayon de 30 milles à partir de Charing Cross).

Mode d’emploi
La gestion de Londres s’effectue sur deux niveaux : au niveau de la ville, sous l’autorité du Greater London Authority (GLA) et à un niveau plus local au sein des 33 districts londoniens.
Le GLA est responsable du plan londonien définissant la stratégie de développement de Londres, des services de police, de lutte contre les incendies, de la plupart des transports et du développement économique.
Le GLA est composé du maire de Londres, qui dispose des pouvoirs exécutifs, et de la London Assembly qui examine les propositions du maire et vote ou rejette ses propositions de budget chaque année.
Le Grand Londres est la seule région britannique où existent un maire élu au suffrage direct disposant de larges pouvoirs et une assemblée régionale d’élus. Sa responsabilité est exercée devant l’Assemblée de Londres, qui peut uniquement amender le budget annuel par une majorité des deux tiers. Le maire est responsable de la planification stratégique de Londres et doit produire le Plan londonien.
Le GLA est une administration relativement récente (2000) créée afin de remplacer le Greater London Council (GLC) aboli en 1986. Un référendum organisé en 1998 a montré la volonté du peuple de créer une autorité régionale. L’Autorité du Grand Londres, l’Assemblée de Londres et la fonction de Maire de Londres ont été créées en 2000 par le Greater London Authority Act de 1999.
Depuis le 3 mai 2008, le poste de maire de Londres est occupé par le conservateur Boris Johnson, qui a battu le maire sortant Ken Livingstone, élu une première fois en 2000 en tant que candidat indépendant puis réélu en 2004 en tant que candidat du Parti travailliste.
Le siège de la Greater London Authority et du maire de Londres (City Hall) se trouvent au bord de la Tamise, près du Tower Bridge.
Les 33 districts sont formés des 32 boroughs et de la Cité de Londres et sont responsables des services locaux non pris en charge par le GLA tels que l’aménagement local, les écoles, les services sociaux, les routes locales et le ramassage des ordures.
Chacun des districts a à sa tête un conseil (council) élu tous les quatre ans.
La cité de Londres n’est pas dirigée par une autorité locale classique mais par la Corporation of London élue par les résidents et les entreprises et qui n’a pratiquement pas changé de forme depuis le Moyen Âge. La Corporation of London a à sa tête le Lord Mayor of London, qui est un poste différent de celui du Maire de Londres. La cité de Londres possède sa propre force de police, la City of London Police indépendante du Metropolitan Police Service qui est en charge du reste du Grand Londres.
Les services de santé sont gérés par le gouvernement national grâce au National Health Service, sous la responsabilité, à Londres, d’un seul NHS Strategic Health Authority35.
Quelques chiffres
Certains chercheurs estiment que la population du Grand Londres atteindra 8,15 millions de personnes en 2016 (7.5 millions en 2007).
London Commuter Belt, ou London Metropolitan Area, est le nom donné à la zone entièrement bâtie entourant le Grand Londres y compris celle qui administrativement n’en fait pas partie. Les limites ne sont pas fixées et comme les déplacements sont devenus plus rapides cela devient possible de venir travailler à Londres depuis des zones plus éloignées qu’avant.
D’après le recensement de 2001, London Commuter Belt, ou London Metropolitan Area avait à cette date une population de 13 945 000 habitants ce qui en fait la zone urbaine la plus grande d’Europe après Moscou.
Londres est une des villes des pays développés possédant la plus grande diversité ethnique.
D’après le recensement démographique britannique de 2001, 71,15 % des 7,5 millions de Londoniens se considèrent comme appartenant au groupe ethnique "blanc" et 29 % se classent comme non blancs. 12,09 % des habitants se considèrent comme indiens, pakistanais, bangladeshis ou originaires d’un autre pays d’Asie. 10,91 % se considèrent comme noirs (environ 7 % noirs africains et 4,79 % noirs des Caraïbes). 3,15 % se considèrent comme issus de plusieurs ethnies, 1,12 % se disent chinois et 1,58 % se classent dans une autre catégorie (principalement philippins, japonais et vietnamiens).
27 % des Londoniens sont nés en dehors du Royaume-Uni et 21,8 % hors de l’Union européenne. Les Irlandais sont environ 200 000, tout comme les Écossais et les Gallois.
Londres est également une des villes les plus actives du monde au plan linguistique. Une étude menée en 2005 a montré que plus de trois cents langues différentes y sont parlées et qu’on peut y trouver 50 communautés ethniques comptant plus de 10 000 membres

Le pognon
Par le PIB, Londres est en 2005 la sixième ville du monde, et la deuxième d’Europe après Paris. Le Grand Londres réalise environ 20% du PIB du Royaume-Uni, et l’aire métropolitaine de Londres environ un tiers. La productivité est nettement supérieure à la moyenne nationale.
Environ 85 % de la population du Grand Londres (soit 3,2 millions de personnes) travaillent dans le secteur des services.
La principale activité économique de Londres est le secteur financier dont les exportations financières, (c’est-à-dire les services aux entreprises fourni par des sociétés londoniennes à des entreprises étrangères dans le secteur des services financiers (indépendamment de l’immobilier)), contribuent grandement à la balance des paiements du Royaume-Uni67.
Environ 300 000 personnes travaillent dans le secteur de la finance de Londres qui abrite plus de 480 banques, soit plus que n’importe quelle autre ville au monde. Chaque année, il s’investit plus d’argent à Londres que dans les 10 villes européennes suivantes réunies.
La City est le plus grand centre d’affaires d’Europe et concurrence de plus en plus New York, notamment à cause des lois Sarbanes-Oxley qui accroissent les exigences comptables pour les entreprises cotées la bourse de Wall Street. Lors d’une récente étude publiée par Mastercard, Londres surpasse New York dans quatre des six domaines de l’étude dont la stabilité économique, la facilité de faire des affaires et le volume des flux financiers.
Le maire de New York Michael Bloomberg a déclaré que New York risquait de perdre son statut de capitale financière du monde au profit de Londres à cause du droit et des systèmes de régulation et d’immigration moins stricts du Royaume-Uni.
Un second centre financier est en train de se développer à Canary Wharf, à l’est de la City, et compte le quartier général des banques HSBC et Barclays, de l’agence Reuters ainsi que de nombre des plus grands cabinets d’avocats au monde. En 2005, Londres a traité 31 % des transactions sur le marché des changes et traite quotidiennement environ 753 milliards de dollars, soit plus qu’à New York.
Les inégalités économiques sont fortes. Londres compte de nombreuses poches de pauvreté et le taux de chômage est plus élevé que la moyenne nationale (5,5 % au Royaume-Uni au deuxième trimestre 2006 contre 7,7 % à Londres et jusqu’à plus de 10 % dans certains quartiers de l’Inner London64) et 53 % des enfants de ces quartiers vivent dans un état de pauvreté.
L’immigration joue un rôle majeur, elle concerne des personnes de qualification très diverses, mais une des caractéristiques de la ville est sa capacité à attirer les hauts revenus.
Plus de la moitié des 100 premières entreprises britanniques (FTSE 100) et plus de 100 des 500 plus grandes entreprises européennes ont leur siège à Londres. Plus de 70 % des entreprises du FTSE 100 ont leur siège dans l’aire urbaine de Londres et 75 % des entreprises du ‘’ Fortune 500 ont un bureau à Londres.
Le rôle du fleuve
La Tamise était autrefois plus large et moins profonde qu’aujourd’hui. Les rives du fleuve ont été massivement aménagées, la plupart des affluents ont été détournés et sont à présent souterrains, parfois transformés en égouts (ainsi, la rivière Fleet d’après laquelle est nommée la Fleet Street, l’ancienne rue des journalistes).
La Tamise est sujette à la marée et Londres est largement inondable. Les menaces d’inondation augmentent d’ailleurs avec le temps compte tenu de l’élévation régulière du niveau de l’eau à marée haute et de la lente inclinaison de la Grande-Bretagne causée par un phénomène de relèvement isostatique. Un barrage, la Thames Barrier, a été construit à travers la Tamise à Woolwich dans les années 1970, pour pallier cette menace.
En 2005 cependant, il a été suggéré la construction d’un barrage d’une quinzaine de kilomètres de long plus bas en aval pour parer les risques futurs d’inondation.
Le port de Londres a été le plus important du monde mais arrive aujourd’hui en troisième position au Royaume-Uni. 50 millions de tonnes de marchandises y transitent chaque année. La plupart de ces marchandises transitent cependant par Tilbury qui se trouve en dehors des limites du Grand Londres.

Le décor
Il n’existe pas un unique style architectural permettant de décrire Londres.
Différents styles et influences se sont accumulés et mélangés au fil des années. De nombreux bâtiments sont construits en briques de couleur rouge-orangé ou brun foncé comme à Downing Street, décorés de ciselures et de moulures. Nombre de quartiers sont caractérisés par des bâtiments en stuc ou blanchis à la chaux.
Peu de constructions sont antérieures au grand incendie de 1666 à l’exception de quelques restes romains, de la tour de Londres et de quelques restes de l’époque Tudor. La majorité des constructions datent de l’époque édouardienne ou victorienne.
La météo : voir ci-dessous, no comment …
