C’est quoi Arc Express (ou "métrophérique") ?
Le nouveau PDG de la RATP Pierre Mongin relance le projet d’une rocade de m ?tro autour de Paris et a annoncé de nouveaux investissements destinés ? moderniser son réseau et promouvoir la compétitivité de la régie. Lire la suite …
Le metrophérique de la RATP
Cette rocade souterraine, baptisée du nom de code "métrophérique", permettrait de pallier "l’inégalité de traitement des habitants d’Ile-de-France" entre banlieusards et Parisiens, a expliqué M. Mongin, qui faisait sa première intervention publique depuis sa prise de fonctions en juillet.
"D’ici dix ans, 20% des voyages se feront de banlieue à banlieue", a-t-il déclaré, regrettant que le système actuel "concentrique" oblige ces voyageurs à passer par la capitale.
Le métrophérique permettrait aussi de décongestionner le réseau intra-muros, a souligné M. Mongin.
S’il devait être décidé par les pouvoirs publics, ce métro circulaire coûterait entre 4 et 6 milliards d’euros, selon les tracés, a indiqué le PDG de la régie.
Situé à deux ou trois kilomètres du périphérique et disposant d’une station tous les kilomètres, il serait relié aux autres modes de transport, notamment aux terminus de métro.
Jean-Paul Huchon (PS), président du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) et de la région Ile-de-France, a aussitôt jugé que ce projet n’était "pas mûr", estimant notamment que le coût avancé par M. Mongin était "sous évalué".
Un tel projet figure dans les cartons de la RATP depuis plusieurs années, sous l’appellation "Orbitale". Fin janvier, la régie avait annoncé que l’idée d’une telle rocade autour de Paris était le "projet phare" de la RATP pour les années à venir.
Au cours de cette première conférence de presse, M. Mongin a aussi clairement fait le choix de la compétition, alors que le Parlement européen s’apprête à se prononcer sur un texte qui devrait introduire davantage de concurrence sur les marchés européens des transports publics.
Actuellement, la RATP est en situation de monopole avec ses lignes de métro à Paris, mais si la loi est votée, elle devra y renoncer si elle veut conserver le droit de se développer en province et à l’étranger.
Le PDG a par ailleurs annoncé 900 millions d’euros d’investissements en 2006 (contre 790 en 2005) pour moderniser son réseau, notamment la ligne 13 du métro, ainsi qu’une partie de la construction du tramway ou la prolongation de la ligne 14.
Pierre Mongin a également annoncé plusieurs "engagements", comme "réparer les escaliers mécaniques en moins de quatre heures", installer avant fin 2007 6.500 caméras de vidéo-surveillance (contre 3.000 actuellement), ou encore généraliser les billets électroniques d’ici fin 2009.
Le système d’information SIEL sur le temps d’attente sera lui aussi généralisé à toutes les lignes de métro fin 2007, pour un coût global de 14 millions d’euros.
Enfin, le PDG s’est engagé à "conforter le dialogue social" en "limitant les sources de conflictualité" et à permettre une plus grande "mobilité" des personnels au sein de l’entreprise.