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  • Fermeture des voies sur berge rive gauche : le "oui, mais" du préfet de police. Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a donné son accord, mardi 8 février, au projet du maire de la capitale, Bertrand Delanoë, de fermer les berges de la rive gauche de la Seine à la circulation, en 2012.

  • Mais il a assorti son autorisation de principe d’un avertissement. "Il est de mon devoir d’avertir solennellement des risques que la fermeture de la voie sur berge rive gauche entraînera pour la fluidité de la circulation" sur le tronçon entre le musée d’Orsay et le pont de la Concorde, a indiqué M. Gaudin, dans son discours devant le conseil de Paris. Il redoute "des effets potentiels en cascade sur les carrefours et les voies avoisinants, y compris pour les traversées de la Seine".

    Dans le cadre de son projet de "reconquête" de la Seine, promis pour 2012, M. Delanoë souhaite interdire le trafic, rive gauche, entre le pont Royal et le pont de l’Alma sur 2,4 km. Devant les réticences du préfet déjà exprimées en juillet, le maire a proposé un aménagement qui permettra, selon les études de trafic réalisées par la Ville, un report de circulation de "façon fluide". Le maire s’engage, ainsi, à créer une nouvelle voie pour la circulation sur le quai haut – quai Anatole-France, en amont de la Concorde – en réduisant le couloir de bus.

    UNE CLAUSE DE RÉVERSIBILITÉ DEMANDÉE

    Malgré cette solution, le préfet a mis en garde, mardi, contre "l’impact considérable" sur la circulation et "les risques de congestion" notamment entre le musée d’Orsay et la place de la Concorde. Rappelant qu’il aurait été favorable à "un phasage" de la fermeture des berges, rive gauche, il exige de la Ville qu’elle soit assortie d’une "clause de réversibilité". Rive droite, le maire de Paris ne prévoit pas d’interdire la circulation. Mais pour permettre également aux piétons de se promener le long du fleuve, la Ville installera 5 à 7 feux sur la voie express Georges-Pompidou entre la passerelle Debilly, en aval du pont d’Iéna (16e arrondissement ) et le pont de Sully (4e) et rétrécira, par endroits, la chaussée.

    "Le fait de conférer un caractère plus urbain à cet axe rapide ne saurait soulever d’objection dans son principe", a indiqué M. Gaudin. Le préfet a toutefois estimé qu’il ne fallait "pas minimiser l’impact des reports de circulation sur certains axes déjà fortement encombrés aux mêmes heures comme le périphérique ou le boulevard Saint-Germain – via le pont de la Concorde."Ce n’est qu’à l’issue de l’enquête publique sur le projet qu’il prendra, a-t-il précisé, "légalement une position définitive".

    Le conseil de Paris devait voter, mardi 8 février, le projet d’aménagement des berges présenté par M. Delanoë. La gauche et les écologistes ont prévu de voter pour ; l’UMP et le Nouveau Centre devaient voter contre.

    Béatrice Jérôme

  • source : LeMonde.fr 8/02/2011

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